Y’a des jours, comme ça, on hésite presque à le croire. Cela fait une semaine déjà, mais bien évidemment, pas moyen d’écrire sur le vif, quoique j’aie une superbe excuse.
Alors il y a une semaine, la journée a commencée par une chambre de croissance qui nous lache. Vous savez, un truc énorme poétiquement appelé conviron, de la marque éponyme, relié à un ordinateur déjà beaucoup moins imposant, mais surtout parce que cette deuxième machine a dix ans d’âge, d’un autre temps. Enfin bref, je m’égare déjà… Cette chambre nous permet de contrôler température, humidité, CO2 atmosphérique (euh, juste de la chambre, hein!), luminosité. Elle nous sert avant tout à conserver les plantes expérimentales avant de les envoyer au champs, car le climat est particulièrement hésitant dans le coin, et nous essayons de sauver au maximum le nombre de plantes utilisables (càd initiant tout juste la floraison). Et voilà qu’une de nos machines adorée pète un cable et grille un bon tiers de nos plantes les meilleures. Coup dur. Si seulement c’était tout, mais non!
La suite des évènements, c’est qu’en essayant de réunir les éléments de la structure des cages que l’on prévoit pour processer (c’est français, ça?) la maturation des fruits de l’expérience –les vrais fruits du fruit de notre labeur-, j’ai réussi à m’entailler le pouce sur plusieurs centimètres avec un couteau. Aucun dégât sérieux, heureusement, et cinq points de soutûre ont fait l’affaire, juste une déco qui frise le meilleures scène des films genre tomato-ketchup. Si seulement c’était tout, mais non!
Car le soir, après une journée de travail dilatée qu’il a fallu caser dans l’espace d’un bien court après midi, dans la dernière ligne droite, nous avons renversé une biche. Bon, c’est probablement le type d’évènement à grande probabilité (la Pennsylvanie est le pays qui a le plus grand taux d’accidents du genre au monde, et nous logeons directement à proximité de la forêt). Mais c’est aussi le plus difficile à vivre, sur le plan émotionnel. Je ne sais pas qui de la biche ou de nous a eu le plus de chance, mais le conducteur a eu le temps de freiner suffisamment (et en trois secondes, c’est presque exceptionnel), ensuite nous avons heurté la biche en saut et sur le côté, et elle a fait un vol plané de cinq mètres avant d’atterrir au milieu d’un cours d’eau (le seul endroit où il était possible d’atterrir sans mal puisque les autres solutions étaient rocheuses ou délicates –arbustes plutôt robustes). Il nous a fallu au moins dix minutes pour nous remettre du choc. La biche a très bien survécu et a filé sans demander son reste… Il nous restait un accroc au pare-choc, pas bien grave mais bien évidemment, aucun témoin. Beaucoup de chance sur ce coup, car si l’évènement était probable (cela devait nous arriver un jour ou l’autre), l’issue aurait pu être plus sordide. Et je peux vous assurer que c’est déjà bien assez difficile comme cela.
Alors si j’avais eu le temps de chercher les statistiques via l’ami des internautes, j’aurais pu estimer la probabilité qu’une telle journée se produise, mais bon, je n’ai pas trouvé le temps. Et il y a peut être des volontaires pour faire le calcul… :-)
En attendant, un pays avec autant de cerfs, cela veut aussi dire qu’il est possible de faire de belles photos. Celle ci date de l’année dernière, mais elle finirait bien ce post…

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braaaaaaaaaaa !
Pas mal effectivement, mais plus de peur que de mal et c’est ça qui compte.
Je note donc au passage, que des semaines pouuries le sont de part et d’autre de l’atlantique car la semaine dernière, j’ai eu un type qui n’a pas respecter la priorité à droite (ma voiture est foutue, mais aucun blessé), et le surlendemain je me suis cassé le nez au rugby. C’était sympa.
Bises